4ème Pouvoir, réhabilitation

Pour la réhabilitation du 4ème Pouvoir:

« Un faisceau éclaire l’actualité et met en lumière tel ou tel sujet à un moment donné, voilà pourquoi vous avez le sentiment de lire ‘tout le temps la même chose’ »
Après la main invisible d’Adam Smith, les rédacteurs du Cheveu sur la Langue sont fiers de vous présenter le faisceau invisible de Sandrine Treiner, journaliste à France Culture.

Lorsque des journalistes du Monde et de France Culture, aux débats de la République des Idées organisés par la MC2 en Novembre dernier, parviennent à se mettre d’accord (on se demande même s’ils ne sont pas partis bras dessus-bras dessous au terme desdits débats) sur l’idée selon laquelle les journalistes ne sont en rien responsables de la place des sujets d’actualité dans l’agenda ; nous ne pouvons que nous insurger.
Promoteurs d’une liberté d’expression sans entraves, nous tenons avant tout à remettre le métier de journaliste à sa juste place : au-delà d’une rigueur essentielle, le journaliste doit aussi et surtout être audacieux, culoté, et plus que médiateur de débats, il doit faire preuve d’un esprit critique toujours en alerte. Le Quatrième Pouvoir prendra alors tout son sens. C’est ainsi que, par-delà les contraintes économiques évidentes auxquelles sont soumises les rédactions, le journaliste doit savoir passer outre ces obligations fictives qui lui dictent de traiter à un instant donné du sujet qui semble faire le plus parler de lui. Il doit cesser de s’autocensurer, revendiquer son point de vue original et brandir le drapeau rouge de son audace. Enfin, le journaliste ne devrait pas avoir peur de donner la parole et de relayer l’information qu’il sélectionne selon ses propres critères. La diversité des articles de presse n’en sera que meilleure, et la lecture des articles, l’écoute des papiers, et le visionnage des émissions que plus enrichissantes.  De là à dire que les journalistes les plus influents de notre pays  n’assument malheureusement pas leur devoir d’indépendance, d’innovation, et d’insolence, il n’y a qu’un pas.

« Il y a deux sortes de journalistes : ceux qui s’intéressent à ce qui intéresse le public; et ceux qui intéressent le public à ce qui les intéresse -et ce sont les grands » Gilbert Cesbron, extrait de Journal sans date II.

Lilas Bass

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