Une incroyable soirée

Alors que des milliers de téléspectateurs attendent depuis des semaines la sacrosainte finale de « La France a un incroyable talent », une centaine de spectateurs grenoblois se sont réunis vendredi soir à l’espace de vie étudiante (EVE) pour assister à un show digne de l’émission télévisée, le tout en direct et entre amis. 

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Adrien Perotton à la guitare et Anne-Lise Erhard au chant. Photo : Déclics IEPG.

Cette soirée placée sous le signe de la convivialité était organisée par le BDA de Sciences Po, association dont le but est de promouvoir la culture au sein de l’IEP. Néanmoins lors de cette soirée, un peu particulière, l’association est sortie du cadre quelque peu sectaire de l’école,en organisant un évènement à l’échelle du campus.

Le principe ? Reprendre le concept de la fameuse émission, en organisant une compétition entre différents artistes venus montrer leur talent caché devant un public impitoyable. Et tout comme sur M6, le spectacle s’est conclu par l’élection de l’incroyable talent de la soirée.
La programmation de samedi soir comprenait donc une quinzaine d’artistes venus des quatre coins du campus pour épater le public. Et c’est Paul Louis Béné qui,
tel un David Ginola du petit écran, a endossé le costume de présentateur pour animer la soirée et chauffer le public. 3, 2, 1… C’est parti mesdames et messieurs, le show est lancé.

Devant la petite centaine de spectateurs ayant répondus présents à l’annonce de la soirée, les numéros se sont enchaînés sans se ressembler : danse, chant, ukulélé, tentative de propagande castriste, contorsionnisme… On nous avait prévenus, le campus a du talent à revendre.
Parmi les numéros présentés, certains se sont distingués de par leur originalité et leur audace. Ainsi, la performance d’Edgar le guitariste un peu fou, capable de jouer la guitare derrière le dos, a fait monter l’applaudimètre de plusieurs
décibels. Le professionnalisme du groupe «Wolgangsta’crew », qui s’est joint à la fête au dernier moment, a également su séduire le public grâce à des mélodies venues d’ailleurs. Par ailleurs, il serait injuste de ne pas dédier quelques lignes à l’audace du danseur de la soirée, Anouar, dont la performance artistique s’est rapidement transformée en performance d’endurance, assumant sans problème douze minutes de danse K-pop. Enfin, la performance d’éloquence de la soirée s’est également distinguée par son originalité, mettant en scène deux compères castristes qui avaient revêtus leurs couvre-chefs pour redonner vie à des grands noms de la poésie française, comme Eluard ou Baudelaire. Et à la fin de leur prestation, ce sont les pom-pom girls qui ont mis leur chevelure à l’honneur en accompagnant la batuc’ sur des rythmes soutenus, faisant encore monter la température de plusieurs degrés.

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Performance des Pompoms et de la Batuc. Photo : Déclics IEPG.

Pour permettre aux spectateurs de reprendre leur souffle, un entracte avait été prévu par les organisateurs. Mais c’était donc sans compter sur la batuc’, qui s’est joyeusement emparée de ce moment pour transformer ce qui devait être une pause en une vraie séance d’exercice pendant laquelle le public a lui aussi pu donner de la voix en entonnant des chants plus ou moins mélodieux (Car criteux). Après cet interlude, fidèle au concept TV, il a bien fallu faire une page de pub et c’est le BDA qui s’est attelé à la tâche en proposant un buffet bien garni pour permettre au public de reprendre quelques forces tout en regonflant un peu le budget de l’asso.

Le spectacle a ensuite repris mélodieusement grâce à de très belles voix qui se sont enchainées, tantôt soul, tantôt pop ou rock avec en commun un talent certain. Alicia Keys a été remise au goût du jour grâce à l’interprétation d’Océane, artiste non science-piste.
Et comme les stars se font toujours attendre, Nolwenn, qui avait revêtu son costume de scène immaculé pour l’occasion, a conclu le spectacle en proposant un talentueux numéro de contorsionnisme à nous en donner mal au dos.

Et puis finalement, le moment tant attendu de la soirée est arrivé. L’applaudimètre ayant rendu ses dernières forces avant la fin du spectacle, la décision finale a été prise par concertation entre les membres du BDA.
C’est le guitariste Edgar Bartczak qui a décroché la troisième place grâce à sa dextérité et son talent, en improvisant des morceaux sur un fond entrainant de « Happy Blues ». Pour la seconde place, le jury n’a pas réussi à trancher entre les deux chanteuses Océane Berland et Souha Madjidi, chacune ayant un univers bien différent mais
ayant su conquérir le public. Et finalement, comme on pouvait s’y attendre, le titre d’incroyable talent a été attribué à Nolwenn Lopes qui avait fait exploser l’applaudimètre grâce à un numéro de contorsionnisme impressionnant.

Ce fut donc une soirée, il faut le dire, incroyable, qui a permis à de nombreux artistes grenoblois de sortir du brouillard de la « cuvette » pour grimper sur les sommets de la scène. Véritable succès, cet évènement a su montrer qu’à Grenoble aussi, les étudiants ont un incroyable talent. Pas besoin de monter à Paris, la province peut tout aussi bien rivaliser; je conclurai donc cet article par ces notes mélodieuses connues de tous et que vous reprendrez sans doute avec talent: « PARIS, PARIS, ON T’****** ».

Marianne Garnier

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Auteur : lecheveusurlalangue

Journal de SciencesPo Grenoble (Isère, 38) et de ses étudiant.e.s

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