Démocratie Représentative: injustice

Je pense que nous connaissons tous des gens à l’IEP dont le raisonnement est enfermé dans un carcan dont ils n’entendent pas se défaire, je parle bien entendu du joug tyrannique que la pensée républicaine et démocratique exerce sur l’esprit de nos camarades. La simple remise en question de ce dogme vous fait passer pour un réactionnaire, voir un illuminé. C’est bien dommage. Pourtant, malgré l’apparente suprématie de l’idéologie, je ne pense pas qu’elle soit légitime ; elle va même à l’encontre de toute justice. Voyons ensemble pourquoi.

Commençons par le début, si vous le voulez bien (et même dans le cas inverse), et parlons du « contrat social ».  Vous avez signé quelque chose vous ? Moi pas. Aussi loin que je me souvienne, tout était déjà en place, et l’on ne m’a pas demandé mon avis. A mes parents non plus, et je suis presque sûr qu’à leurs parents pas plus. Ce « contrat » (sic) sur quoi repose notre république n’a aucune valeur car il a été décidé par des individus qui sont morts depuis longtemps. Un contrat ne peut lier que ses signataires, et en aucun cas leur descendance. A-t-on déjà vu quelqu’un prendre un crédit sur 4 générations ? Folie. A-t-on déjà vu quelqu’un signer un contrat pour une tierce personne qu’il ne connait ni d’Eve ni d’Adam ? Démence. C’est pourtant ce qui s’est passé, je ne pense pas vous l’apprendre, à de trop nombreuses reprises : l’Etat, par l’entremise de « représentants », a validé des lois, des constitutions, sans demander l’avis de personne. Parce qu’il a été « investi ». La blague.

Un esclave est-il libre parce qu’on lui laisse choisir ses maîtres au bout d’un certain nombre d’années ? Est-il libre parce qu’il peut  choisir entre plus de nourriture et moins de coups de fouets ? Le vote, lecteur avisé, est un leurre destiné à donner l’illusion du choix à l’esclave, lui donner l’impression de partager un peu du pouvoir de ses maîtres. Qui se foutent bien sa gueule, puisqu’au final nous sommes obligés de nous choisir un maître. Selon ce même principe, il est anormal qu’une partie de la population, sous le seul prétexte qu’elle est 50% + 1, puisse décider. Le jeu démocratique entier repose sur le sophisme de l’argumentum ad populum.

De toutes ces raisons découlent donc une conclusion logique : l’Etat et les gouvernements ne sont guère plus qu’une mafia, qui vous protège en échange du paiement du racket de l’impôt, et dont le seul but est de se présenter comme légitime, dans le but de « l’intérêt général ». Je finirai cet article –trop court- par une citation, qui vous aiguillera sur un auteur qui vous racontera tout cela mieux que moi (si, c’est possible).

« The principle that the majority have a right to rule the minority, practically resolves all government into a mere contest between two bodies of men, as to which of them shall be masters, and which of them slaves; a contest, that—however bloody—can, in the nature of things, never be finally closed, so long as man refuses to be a slave », Lysander Spooner, No Treason, 1867.

 

Saint Bastiat Ressuscité

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Auteur : lecheveusurlalangue

Journal de SciencesPo Grenoble (Isère, 38) et de ses étudiant.e.s

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