À bicyclette

Un édito d’Anne-Flore Souchon

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« A bicyclette ». Notre société telle que nous la connaissons aujourd’hui l’est depuis un bon moment. Elle part de bon matin, dans ses bus, ses métros bondés, sur ses routes de bitume où chacun roule dans sa caisse de taule qu’il a l’impression de posséder. Elle part sur les chemins ou plutôt un en particulier. Celui la menant droit au mur. Ses pieds sont soudés aux pédales. La crise du Covid 19 nous l’a bien montré. L’économie est comme cette bicyclette qui, si elle cesse de fonctionner, tombe, se fracasse lamentablement. Son énergie ? La consommation. A bicyclette, notre société se sent pousser des ailes, ils sont tous amoureux d’elle. Mais qui est-elle ? La bien nommée société de consommation. Celle qui nous procure le tout confort, des fraises en hiver et des aubergines bien luisantes toute l’année. Celles qui nous donne soif d’idéal. Celle qui nous inflige des désirs qui nous affligent. Sur les petits chemins de terre, notre société, elle a souvent connu l’enfer, pour ne pas mettre pied à terre. Mettre pied à terre. C’est justement ce que nous, la « génération climat, sacrifiée, corona » le nom m’est bien égal, nous lui demandons. Ralentir, respirer, rêver. Prendre ce temps de pause pour décroître au lieu de nous éteindre. Se rouler dans les champs, faire naître un bouquet changeant, de sauterelles, de papillons et de rainettes. Mais pour cela, prenons un nouveau départ, enfourchons les vélos et quand le soleil à l’horizon profilera sur tous les buissons nos silhouettes, fourbus contents, alors nous aurons gagné. Nous saurons de quoi notre génération sera fière. Celle qui aura su relever le plus grand défi de l’humanité. On se disait c’est pour demain. J’oserai, j’oserai demain. Mais comme Paulette, le climat n’attend pas. Il faut prendre cet enjeu à bras le corps, l’intégrer pleinement dans nos choix quotidiens, de son assiette aux sommets de Genève. 

Alors que le monde semble perdre les pédales, le temps est venu de mettre pied à terre. 

Anne-Flore SOUCHON

Auteur : lecheveusurlalangue

Journal de SciencesPo Grenoble (Isère, 38) et de ses étudiant.e.s

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