Rencontre avec Sekko, jeune artiste grenoblois.

Disclaimer : Pour vous, Amandine Poncet et Élise Déplaude sont allées à la rencontre de Rémi Valet, alias Sekko, pour lui poser quelques questions au sujet de son dernier EP…

En première année dans notre bel IEP, Rémi Valet (Sekko de son nom d’artiste), a sorti son premier EP, intitulé Generation Zero, le 16 octobre dernier.

Pour les non-initié.e.s, un EP, c’est quoi ? Ça signifie « extended play » et ça se situe entre le single et l’album. Generation Zero, c’est du rock pur avec un brin de métal et de heavy.

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Rémi Valet, alias Sekko.

Vous vous demandez sûrement qui est l’auteur de cet EP, on est donc allé à la rencontre de Sekko pour en apprendre un peu plus sur ce jeune talent en devenir !

 

Speed-meeting :

  • Rémi Valet – Sekko
  • 18 ans
  • De Chambéry
  • Première année à Sciences Po Grenoble
  • Jeune artiste aux sonorités rock
  • Une vingtaine de concerts à son actif
  • Generation Zero avec six titres

La première question qu’on se pose tou.te.s c’est : pourquoi Sekko ?

« L’anecdote est gênante… Je parlais beaucoup politique avec mes potes et ça les saoulait. J’arrêtais pas de leur dire que telle situation n’allait pas, qu’il y avait tel problème. Et un jour je parlais d’écologie avec un pote et il me dit « Rémi ce sera le mec, dans 40 ans, enchaîné au plus vieux séquoia du monde pour pas qu’il soit abattu. On le verra à poil à la télé ». Du coup je me suis dit allez Sekko, j’ai pas d’idées de toute façon ! »

Depuis quand as-tu commencé la musique ?

« J’ai commencé à faire de la batterie il y a six ans. J’ai joué dans quelques groupes. J’ai monté un groupe avec mes potes, ça a duré cinq ans, j’étais batteur. J’ai commencé la guitare, le chant en autodidacte (j’ai commencé les cours de chant cette année). J’avais commencé à enregistrer un autre EP, en avril 2016, plus hip-hop et métal. Et à l’entrée en terminale, je me suis dit « j’arrive pas à boucler le truc », je suis reparti à zéro et j’ai commencé à enregistrer un truc plus rock. Je m’y suis vraiment mis vers avril-mai 2017. J’avais envie de prévoir le truc, qu’il y ait une trame. »

Concernant l’EP, tu as travaillé seul ou tu étais entouré d’une équipe ?

« J’ai tout composé tout seul, toutes les parties de basse, guitare, batterie, chant. Souvent, c’est un air que j’ai dans la tête, un rythme à la guitare… et je me dis « tiens, je pourrais en faire une musique ». Pour l’enregistrement, j’ai tout fait chez moi avec le matos que j’avais. Après, j’ai demandé à deux potes de venir m’aider sur deux morceaux, la chanteuse de mon groupe qui est venue m’aider sur le premier morceau et un des guitaristes de mon groupe qui est venu m’aider sur le dernier morceau. Clara qui a une voix beaucoup plus lyrique que moi et Martin qui joue beaucoup mieux de la guitare que moi. C’était aussi pour ne pas passer de mon groupe à l’EP tout seul et parce que seul j’étais limité. »

Vous avez abandonné le groupe aujourd’hui ?

« Avec les études supérieures c’est compliqué, on est très amis, on ne s’est pas séparé pour autant, mais le groupe est forcément un peu mis de côté. »

Est-ce que tu as rencontré des difficultés, de matériel ou même financières, durant l’élaboration de ton EP ?

« Je me suis juste fait prêter un micro par un pote, je me suis dit que c’était un EP et que je n’avais pas besoin d’une qualité sonore énorme. C’est sûr qu’en investissant de l’argent tu as toujours un truc meilleur mais là le seul argent que j’ai investi c’est pour les versions physiques de mes CD. Le mixage des CD, c’est un pote qui me l’a fait. Concernant les difficultés de composition, ça arrive qu’on cherche pendant des heures puis qu’on foute tout à la poubelle, on passe vraiment par des phases. »

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Quelles ont été tes inspirations ?

« J’en ai énormément. J’ai découvert Green Day à 13/14 ans, et c’est avec eux que tout a commencé : je me suis mis à la batterie et j’ai vraiment commencé à écouter des classiques à partir de ce moment. Après, mes influences se sont diversifiées. Aujourd’hui, des groupes comme Rage Against The Machine, Crucified Barbara, Gojira, Royal Blood, Nirvana ou encore Metallica sont mes principales sources d’inspiration. Il faudrait quatre pages pour toutes les citer… On peut résumer en disant que n’importe quel groupe de rock m’influence directement, ou indirectement. Après dans cet EP, j’ai vraiment voulu faire du rock pur, sans trop mélanger tout et n’importe quoi, mais je ne me suis pas non plus fermé des portes. »

Pourquoi chanter en anglais ?

« Dès que j’ai commencé, j’ai composé naturellement en anglais parce que je n’écoute quasiment que de la musique anglophone, et je trouvais que ça sonnait mieux de chanter en anglais. »

Les paroles de tes chansons semblent engagées, est-ce qu’on peut y voir une forme de contestation de la société actuelle ? Ça rejoint un peu l’histoire de ton nom d’artiste d’ailleurs.

« J’ai toujours voulu mettre du sens dans mes textes, quel que soit le message : la révolte, la colère, la peur… J’ai du mal à me dire que j’écris de la musique parce que les paroles sonnent bien entre elles, sans qu’il n’y ait de message derrière. Le thème de l’EP c’est la jeunesse et on retrouve forcément mes idées politiques. Je parle un peu des injustices dans le monde, l’élection de Trump m’a beaucoup inspiré pour les titres Legalize The Truth et Let Me Leave. Et notamment dans ces deux chansons, je parle du fait que les gens n’arrivent pas à penser par eux-mêmes, qu’ils ont besoin de se référer aux gros médias, aux leaders d’opinion, aux leaders politiques… Le message est le suivant : « Merde réveillez-vous, vous avez votre propre avis, vous êtes des adultes, vous savez réfléchir… »

Quelle est donc cette Génération Zéro, titre de ton EP et de l’une de tes chansons ?

« L’idée de l’album c’est vraiment de parler de la jeunesse et de dénoncer les stéréotypes comme « les jeunes ne servent à rien, ils ont la flemme de tout faire ». Et le titre de l’album, c’est plus le fait que, nous, on a 18 ans et on ne sait pas du tout dans quel monde on va vivre demain. Notre futur je le vois comme assez noir. »

Tu travailles déjà sur d’autres projets ?

« Avec Sciences Po, je compose moins, je ne peux pas déplacer tout mon matériel et je n’ai pas beaucoup de temps. Je suis en train de monter un groupe, sur Chambéry, avec des potes bien branchés au niveau technique. Le but est de reprendre quelques morceaux de l’EP, de les remettre à notre sauce, sans perdre l’esprit de l’EP, pour pouvoir les porter sur scène. On continue à composer dans cet esprit de rock un peu agressif. On se focalise plus sur les futurs concerts dans l’espoir de pouvoir faire notre première scène d’ici le printemps. »

Plus tard, quelle place comptes-tu donner à la musique dans ta vie ?

« C’est compliqué à dire, faire des grosses salles, jouer pour pleins de gens, c’est un peu le rêve de tout.e.s musicien.ne.s quand il.elle commence. Aujourd’hui en France, dans le rock ou le métal, les groupes qui arrivent à en vivre sont très minoritaires parce que la scène est très fermée. On n’a pas la même culture rock qu’aux Etats-Unis et en Angleterre. Mais c’est sûr que ça reste un rêve de pouvoir en vivre. Prendre un avion pour aller d’un pays à un autre, passer une nuit dans un bus pour aller d’une ville à une autre, c’est un truc que j’aimerais bien faire. »

Et alors, pourquoi Sciences Po ?

« La formation m’intéresse et je ne suis pas assuré du tout de pouvoir vivre de la musique. Je vais faire mes cinq années, après si à l’issue des cinq années la musique marche bien et que j’arrive à mettre un revenu de côté, j’aurais Sciences Po sous le coude. Bosser dans les ONG ça pourrait aussi être pas mal. ( On retrouve là notre militant!, ndlr) »

Ah oui au fait, où se procurer l’EP en question ?

En allant voir directement Rémi à Sciences Po, le CD physique est au prix de 5 euros. Vous pouvez aussi le télécharger sur Internet à prix libre ici !

Il ne nous reste plus qu’à remercier Rémi pour cette belle rencontre musicale, et à vous proposer de le suivre sur les réseaux sociaux pour l’aider dans son projet !

 

Facebook : Sekko

Instagram : @sekko_music

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