Les Zinzins partent en vacances sereins

Dimanche dernier, vos valeureux rugbymen ont à nouveau fait briller les couleurs or et azur de la meilleure école du Y local, au terme d’un match aussi intense qu’anarchique.

Le commencement, pourtant, donne matière à s’inquiéter. Malgré un réveil de soirée permis par l’heure tardive de la rencontre, l’équipe des jaunes et bleus reçoit une première alerte via les messages du capitaine. À une heure du coup de sifflet, il annonce que la rencontre est avancée. Deux minutes plus tard, un deuxième message surgit « Grouillez-vous les gars, les archis s’échauffent déjà ».

Rassurons-nous, l’équipe déboule dans le quart d’heure qui suit. À peine les bonjours échangés, les ballons commencent à voler. Après un échauffement sommaire, le match est sur le point de commencer. Le cadre est idéal, ou presque. En arrière-plan, les montagnes bénissent les Zinzins d’un regard protecteur. L’heure du match a permis aux supporters de venir les encourager –et remercions les, ils ont été nombreux et efficaces. Seul bémol, en l’absence d’un arbitre formé, l’un des Zinzins est envoyé au sifflet, sans s’assurer au préalable de sa formation ou de sa connaissance des règles. Reconnaissons au moins sa bonne volonté, malgré son manque d’assurance.

Une seule équipe sur le terrain : les Zinzins

Enfin, les hostilités débutent. Dans les premières minutes, on ne voit qu’une seule équipe sur le terrain : les Zinzins. Les gros verrouillent efficacement les zones de combat au sol, permettant aux trois-quarts de dégourdir leurs jambes pour porter le cuir dans l’en-but. Un premier essai du capitaine marque le coup dès le premier temps de jeu, essai suivi d’un second dans la foulée, puis d’un troisième. Les sciences pistes font souffrir la ligne de défense des architectes.

Devant tant d’inégalités, face à une équipe d’architectes très diminuée physiquement et composée de nombreux novices, des Zinzins font preuve de fair-play. Rémi – ou Georges sous son nom de scène – à la suite d’une superbe action collective, décide de conclure en aplatissant le ballon… à cinq mètres de la ligne d’en-but. Encore plus versé dans la générosité non-partisane, Vinc’, refusant de jouer un banal cinq contre un à la main, décide de taper une transversale au pied. Une fois récupérée par un architecte, ce touché malencontreux se transforme en un essai, le premier contre les jaunes et bleus.

Avec l’obscurité naissante et la blessure de certains architectes –ainsi que du valeureux JC- la mi-temps est sifflée précocement. Semblable à la précédente, la seconde période offre aux chaleureux spectateurs, trois autres essais IEPiens, des en-avant, des plaquages féroces et d’autres moins, des mauls tentés, des rucks disputés rageusement et un superbe déblayage de deux joueurs suivi d’un grattage de balle à la main (pour nos lecteurs non au fait, totalement illégal mais difficilement perceptible pour un arbitre amateur) de Charles HP. En toute fin de partie, alors que vos braves représentants ont l’occasion d’offrir à leurs supporters un essai sur la dernière action du match, Neil se propose pour laisser filer en touche un ballon offert sans défenseurs à battre. Réussissant sans mal son projet, il reçoit le tutu en honneur de cette prestation.

 

Bilan : 37 (39 ?)-7 pour Sciences Po.

Homme du match : Charles HP

La nénette : Neil

Merci aux supporters !

 

Charles HP, avec l’aide de François

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Auteur : Isaure

Étudiante en master 2 Gouvernance Européenne à Sciences Po Grenoble. Ex-rédactrice en chef du site du Cheveu sur La Langue (2014-2015).

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