La Fontaine 2.0

Les 24 et 25 mai derniers, une délégation de « chevelus » s’est rendue au festival Expresso, qui regroupe les rédactions des journaux lycéens et étudiants. Leur mission : surpasser le journal de Sciences Po Aix, qui leur avait ravit la première position l’année dernière. Paris gagné, puisque cette année, Le Cheveu sur La Langue a remporté le prix du meilleur journal étudiant ! Nous sommes très fiers de notre équipe, qui a crée de toute pièce en seulement quelques heures un journal à la fois original, drôle, intelligent, bien fait…  Bravo donc à Victor, Mathieu, Charles et David !

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Il serait dommage de passer à côté de l’oeuvre qui a permis à l’IEP de rayonner jusqu’à Paris, c’est pour cela que nous vous proposons tout au long de l’été de publier les articles qui sont parus dans ce numéro spécial ! Pour cette première édition, voici l’édito qui a été rédigé sous la forme d’une fable ainsi qu’une illustration… Bonnes vacances en compagnie du Cheveu !

Illustration de Mathieu Santalucia
Illustration de Mathieu Santalucia

 

La Fontaine 2.0

L’oiseau twitter sur son arbre perché,
Aperçu en bas un humain ennuyé.
10, 20, 200, 400 caractères,
L’humain ne savait qu’en faire.
Le maître oiseau, bien avisé,
Tenait en son bec un mot abrégé.
« Oh, maître oiseau ! Dites combien,
De caractères dois-je écrire, moi, humain ? »
A ces paroles, le bec s’entrouvrit,
Et l’oiseau, toujours perché, ainsi dit :
« A 140 caractères tu seras limité
Et cette limite tu ne devras point dépasser. »
« Mais, s’écria l’humain désappointé,
Comment, avec si peu de mots,
Pourrai-je m’exprimer,
Moi, dont l’esprit est si haut ? »
« Haut, ton esprit ne l’est point,
S’esclaffa l’oiseau avec dédain. »
Mais dans le même mouvement,
Tomba le message du bec ouvert imprudemment.
L’humain, au vol, attrapa ce dernier,
Et, riant de la bonne fortune
Qui avait poussé l’oiseau à ainsi chanter,
Lut le message à toute la tribune.
« Oh, que vois-je ? Mots abrégés !
Fautes d’orthographe et grammaire massacrée !
Quelle mutilation de la pensée !
Jamais je ne saurai m’y résigner ! »
Car, si ce qui ce conçoit bien s’énonce succinctement,
Il faut aussi savoir prendre son temps.
Or, si règles à adopter il y a,
Murement réfléchir il faudra.

Victor Amoris et Charles Corval

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