Les étudiants , la politique

 En lien avec les municipales 2014, nous dressons les portraits d’étudiants de l’IEP qui militent ou sympathisent pour un des candidats en lice.

            Pour chacun des étudiants interrogés, il s’agit de défendre un projet du programme de la formation qu’ils soutiennent, et qui selon eux apporte une plus-value par rapport aux propositions des autres candidats.  Benjamin Rosmini, étudiant en Service Public, ouvre la voie de cette série de portraits. Militant socialiste, il figure sur la liste d’union PS-PRG-PC-MRC conduite par Jérôme Safar, l’actuel premier-adjoint. Pour ce Science piste, l’action municipale en faveur de la petite enfance constitue un moyen de lutter contre les inégalités sociales et culturelles, dès les premiers temps de la scolarisation :

  •             Benjamin Rosmini, militant socialiste : « Gommer les différences » à l’école:

             « Si l’on doit retenir un point du programme, avance-t-il, c’est celui sur l’éducation. Je suis convaincu que c’est dès la Maternelle que l’on peut, et que l’on doit, lutter contre les discriminations et pour l’égalité des chances. C’est le sens de notre programme, qui veut développer encore plus les outils mis en place à Grenoble pour faire face aux lacunes des plus jeunes, comme avec le « parler bambin ». L’idée, c’est que même si les enfants ont des différences sociales, d’origines ou de niveau scolaire qui pourraient les handicaper, l’on se donne toujours plus de moyens pour gommer ces différences. »

B. Rosmini, 2A
  • Yoann Fontaine, militant au Parti de Gauche depuis 2012 (M2)

Pourquoi la liste Grenoble, une ville pour tous est-elle à part ?

La liste Grenoble, Une ville pour tous, est une alliance partisane et citoyenne, avec quatre composantes : le PG, EELV, et deux associations citoyennes, l’ADES et Le Mouvement Citoyen qui s’est crée contre le projet de l’Esplanade à Grenoble, contre le bétonnage et la construction de tours. La liste présente 50% de non-encartés et c’est ce que je trouve intéressant,  ce côté citoyen. L’objectif c’est de redonner à un collectif de citoyen la possibilité de choisir.

Pourquoi Eric Piolle ferait-il un bon maire ?

Je pense qu’Eric Piolle ferait un bon maire parce qu’il  s’est engagé chez les citoyens, et il y aura une pression citoyenne constante, qui sera saine du fait que la mairie est l’affaire de tous. Les citoyens, et M. « Tout le monde » doit avoir la possibilité de faire pression sur l’équipe municipale. Eric Piolle est plutôt un ascète, il n’est pas particulièrement intéressé par le pouvoir. Il est poussé par l’éthique et la morale, et ça permettrait de rompre avec la logique des municipalités précédentes, notamment celles de droites qui ont eut des scandales tout plus spectaculaires que les autres. Grenoble aurait droit à un maire réglo et droit dans ses baskets pour une fois.

Quelle proposition est pour toi la plus importante dans le programme ?

En tant que membre du parti de Gauche, j’ai travaillé l’élaboration du programme. A Sciences Po, nous étudions les collectivités locales et leurs compétences, et nous sommes porté sur l’importance de donner une vision publique pour tous sur des sujets qui concernent tout le monde. A Grenoble, la gestion de l’énergie n’est pas publique.

Quand Alain Carignon était au pouvoir à Grenoble (1983-1995), il a ouvert au secteur privé la gestion de l’eau et de l’électricité. Le privé étant un intérêt particulier, il a donc donné dans les mains l’intérêt de certains des compétences déléguées par tous pour tous. La gestion privée de l’énergie est un problème : la montée des prix par exemple n’a rien à voir avec des dépenses d’équipements dans le parc électrique, elle rétribue des actionnaires et cherche la rentabilité. Cela correspond aux aléas du privé, pas à un investissement direct dans le confort public.

Notre objectif est de revenir dessus dans le domaine de l’électricité, de lui redonner son caractère public, comme pour l’eau qui est redevenu un secteur public cogéré par un collectif de citoyens. On peut faire la même chose pour la GEG ! Il est possible de rompre la logique du privé en cassant le contrat avec l’entreprise d’économie mixte, contrat qui a été reconduit par le PS il y a deux mois jusqu’en 2040. On peut le faire par exemple car le contrat stipule que dans la facture de la GEG, on paie effectivement non seulement l’usage individuel de l’électricité, mais aussi une partie de l’éclairage public, ce qui est absolument illégal dans le droit français. Une fois sortis des flots de dividendes et de contrats obscurs, une fois le balai dans la GEG passée, nous pourrons enfin réintégrer des citoyens dans la gestion pour que les grenoblois reviennent dans la gestion d’une histoire qui concerne tout le monde. Cela fera en plus baisser considérablement le prix du service. Il s’agit en conclusion de l’éloignement du secteur privé pour remettre le public au premier plan.

 

Y. Fontaine, M2
Y. Fontaine, M2
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Auteur : lecheveusurlalangue

Journal de SciencesPo Grenoble (Isère, 38) et de ses étudiant.e.s

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